La généralisation du protocole renforcé dans les CHR entraîne la fin d’une initiative locale ambitieuse.


Depuis le début de la crise sanitaire, le GNI Grand Ouest, l’UMIH 44, le Collectif Culture Bar-Bars, le CPME 44 et Plein-Centre, travaillent en étroite collaboration avec les services de la Mairie de Nantes et de la Métropole pour offrir les meilleures conditions d’exploitation aux professionnels du secteur CHR et commerçants et dans un contexte sanitaire inédit.

Nous continuons d’appeler le gouvernement et l’ensemble des décideurs politiques à la plus grande mesure ainsi qu’à la recherche de la juste proportion dans les restrictions mises en place pour lutter contre la propagation du virus. Nous continuons de déplorer que notre secteur d’activité fasse l’objet d’un tel ciblage et du telle stigmatisation. Nous voulons assurer la pérennité de nos entreprises, vivre et faire vivre les salariés de l’activité de nos commerces, acteurs essentiels de l’art de vivre à la française.

Néanmoins, compte-tenu des récentes données sur l’évolution du virus au sein de notre département, il nous faut agir en responsabilité et participer collectivement à la lutte contre la propagation du Covid-19. Si nous parvenons ensemble à infléchir sur la dynamique de progression, nous pouvons espérer maintenir des conditions d’activité acceptables dans les semaines à venir.

Nos organisations ont activement travaillé ces derniers jours en ce sens, avec les services de la mairie de Nantes pour proposer un protocole local à la Préfecture, avec l’ambition de mettre en place une « zone test » à l’échelle de la Métropole.

Ce protocole avait pour objectif de reculer le plus possible le passage en stade 3, synonyme de fermeture à 22h pour les bars, situation que connait Rennes par exemple depuis plusieurs semaines. Les mesures principales proposaient une réduction des horaires à minuit pour les bars, la mise en place du cahier de rappel et la limite de 6 personnes par table dans les établissements CHR.

Ce projet témoigne de l’esprit de collaboration, de concertation et de responsabilité dont font preuve l’ensemble des organisations aux côtés de Johanna Rolland et de ses services.

Nous regrettons aujourd’hui que la généralisation du protocole sanitaire renforcé soit venue annihiler cette démarche ambitieuse conjointe, convaincus que la coopération locale peut être à la hauteur des enjeux sanitaires nationaux.

Nous devons continuer d’agir ensemble pour repousser autant que possible la propagation de l’épidémie, et nous enjoignons l’ensemble des professionnels à respecter scrupuleusement le protocole sanitaire élargi. Nous sommes des acteurs de santé publique quand la population fréquente nos lieux de jour comme de nuit dans un cadre réglementé par les gestes barrières et la distanciation physique. Il n’est plus acceptable pour les pouvoirs publics de prononcer des interdictions absolues, il convient au contraire de privilégier une approche individualisée et plus respectueuse des libertés, comme le précise l’amendement voté par le Sénat pour la réouverture des discothèques et des bars.

Ce n’est qu’au prix de cet engagement que nous témoignerons une nouvelle fois de la responsabilité des chefs d’entreprise de notre secteur.

Contacts Presse :

Thomas LEROY-GNI Grand Ouest t.leroy@gni-hcr.fr 07 55 59 31 31
Flavie PARAGOT- UMIH 44 flavie.paragot@umih44.com 06 12 51 59 77
Chloé LE BAIL- Collectif Culture Bar-Bars chloe@bar-bars.com 07 87 07 98 06

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