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Paris | Mesures économiques pour relancer l’activité des entreprises, dispositifs en faveur des Parisiens les plus fragiles... Retour sur la conférence de relance parisienne qui s’est tenue ce lundi à l’Hôtel de Ville

Aides aux entreprises, création d’une foncière pour les commerces, plan de soutien au tourisme, engagements pour accompagner les Parisiens les plus fragiles… Voici les principales mesures annoncées ce 8 février pour relancer l’activité économique en cette période de crise sanitaire.

Entrevoir des jours meilleurs et un avenir éclairci à tous ceux qui souffrent de difficultés économiques liées à la crise sanitaire du Covid-19. C’est l’objectif des mesures annoncées ce jour, en direction à la fois des entreprises et des Parisiens.
Paris est particulièrement impactée en étant le département francilien le plus touché par la crise. La capitale est davantage touchée en raison de sa structure économique liée à l’importance des secteurs du tourisme, de la restauration, de la culture, des petits commerces ou encore des services de soutien aux entreprises. L’activité s’est ainsi contractée de 10 %, contre 8 % à l’échelle nationale ; et le taux de chômage a bondi de 15,7 % avec près de 38 600 emplois salariés détruits.
Après avoir lancé [un plan de soutien de plus de 200 M€->https://www.paris.fr/pages/emploi-un-plan-de-soutien-en-faveur-des-parisiens-15796#soutenir-l-activite-economique-pour-stimuler-la-creation-d-emplois] l’an passé (exonérations de loyers, taxes, redevances, aides à l’investissement), la Ville a travaillé dès la fin 2020 à de nouvelles mesures importantes dévoilées ce jour.

Les mesures économiques pour relancer l’activité des entreprises

Créer une foncière pour soutenir les commerces de proximité et les hôtels indépendants

Cette foncière "Commerces" avec son agence unique de gestion aura notamment pour objet de racheter temporairement des actifs (murs et fonds de commerces) pour permettre aux commerçants d’avoir des liquidités pendant la crise, avec une option de rachat une fois la crise passée. L’an passé, rappelons que 46 000 commerces dits "non essentiels" sont restés fermés en mars-avril et en novembre 2020, ou ont limité leur activité à de la vente à emporter. Ces mesures devraient ainsi pouvoir aider un grand nombre de commerçants et d’hôteliers.

Lancer un fonds de soutien en direction du secteur du tourisme

Un fonds doté de plus de 80 M€ va être mis en place pour accompagner des TPE et PME de tourisme en leur offrant une solution en quasi fonds propres entre 50 000 et 400 000 €. Paris a énormément souffert de la baisse du nombre de touristes étangers et de la chute du tourisme d’affaire. Ainsi, au mois de novembre 2020, le taux d’occupation de l’activité hôtellière n’était que de 8% contre 83 % en 2019. Ce fonds devrait permettre d’apporter une bouffée d’oxygène au secteur du tourisme.

Accompagner les entreprises dans la relance

Les entreprises parisiennes pourront être accompagnées à travers trois axes : le développement économique et leur attractivité ; la transition écologique et numérique ; l’emploi, l’enseignement et la formation. Des actions concrètes vont être lancées dès 2021 avec la mise en place de kiosques pour accompagner les TPE/PME, de soutien psychologique aux chefs d’entreprise, et d’ accompagnement à la digitalisation et à la transition écologique des entreprises. Et si la crise sévit, Paris a vu en 2020 des signes encourageants avec 8 700 créations d’entreprises, un niveau très important avec un pic à l’automne dans les domaines de la livraison de biens ou de repas à domicile, ou encore la logistique pour la livraison de commandes digitales.

Créer d’un observatoire de l’activité et de l’emploi parisien

Lancé à l’initiative par la Ville de Paris, cet observatoire réunira régulièrement les différents acteurs impliqués dans les secteurs les plus affectés par la crise. Il a vocation à produire des notes de conjonctures trimestrielles et des notes thématiques. Laboratoire d’analyse des indicateurs, il permettra d’identifier les signaux faibles et forts afin d’anticiper les mutations de l’économie parisienne et d’adapter les politiques publiques.

Privilégier les PME/TPE ou des acteurs de l’ESS dans les commandes publiques de la Ville

La Ville continuera demain de prendre toute sa place pour relancer son économie à l’aide de mesures concrètes, en lançant, dès la mi-2021, un nouveau schéma de la commande publique, un "Small business act" parisien, pour offrir plus de débouchés pour les TPE/PME et les structures de l’économie sociale et solidaire (ESS) francilienne.
Aujourd’hui, 80% des fournisseurs de la Ville de Paris sont des TPE/PME, pour 50% du montant total des achats réalisés, résultat des efforts poursuivis depuis 2014. Afin de mettre en place ce "Small business act" parisien, la Ville prend l’engagement suivant sur la prochaine mandature : 9 prestataires de la Ville sur 10 devront être des PME/TPE ou des acteurs de l’ESS.

Relancer un nouveau programme d’investissement de 10 milliards d’euros

La Ville va investir 1,4 Mds€ en 2021 et relancer un nouveau programme d’investissement de 10 milliards d’euros pour cette nouvelle mandature, qui contribuera à fournir des débouchés indispensables pour soutenir l’activité des entreprises. Ce programme contribuera à la transformation durable de la ville, notamment la végétalisation des Champs-Elysées ou de la porte de la Chapelle, la baignade dans la Seine en vue des JOP 2024, ou encore la création de nouvelles pistes cyclables sur tout le territoire.

Des mesures à destination des Parisiens les plus fragiles

Au cours des mois à venir, les habitants des logements sociaux de la Ville de Paris vont bénéficier de dispositifs leur permettant de faire des économies dans quatre domaines : logement, alimentation, énergie et accès à internet. A Paris, un habitant sur cinq vit dans le parc social. S’appuyer sur la force de ce nombre, c’est permettre de réaliser des économies d’échelles et de les redistribuer en pouvoir d’achat à ceux qui vivent dans ce parc social et sont aujourd’hui durement touchés par la crise. Ces nouveaux dispositifs vont ainsi constituer pour les bénéficiaires un véritable "pack pouvoir d’achat".

Alléger le budget alimentation

Dès 2018, la Ville de Paris et le bailleur social Paris Habitat créaient VRAC Paris. Cette association Vers un Réseau d’Achat en Commun a pour objectif de rendre accessible au plus grand nombre des produits de qualité (denrées alimentaires, produits d’hygiène, produits d’entretien), prioritairement locaux, issus de l’agriculture paysanne, biologique, équitable. Ils sont vendus à prix bas, grâce à la réduction des coûts intermédiaires (circuits courts) et superflus (produits en vrac, réduction des emballages).
Six sites existent aujourd’hui. D’ici la fin de l’année, 4 nouveaux sites seront ouverts, qui permettront à plus de 3 000 locataires supplémentaires d’accéder à VRAC. Il s’agit des locataires de la porte de Vanves dans le 14e, de la porte d’Aubervilliers et du boulevard Mac Donald dans le 19e, de la porte de Bagnolet, du boulevard Davout, de la rue Louis-Lumière, de Python-Duvernois et des Amandiers dans le 20e.

Maintenir les familles modestes et les jeunes dans leur logement

Le Fonds de solidarité pour le logement (FSL) de Paris est un ensemble de dispositifs d’aides à destination des personnes et familles ayant des difficultés liées à l’occupation d’un logement (impossibilité de faire face aux dépenses relatives à l’installation, dettes de loyers, de charges, d’énergie, besoin d’accompagnement social, etc.).
Ce budget est augmenté. Il passe de 11 millions en 2019 à 16 millions en 2021. Et il est étendu aux résidents des logements temporaires (foyers de jeunes travailleurs et les résidences sociales) qui représentent 16 377 logements à Paris.

Economiser 120 euros par an et par foyer sur la facture d’énergie

L’énergie est le premier poste parmi les charges des locataires : elle représente en moyenne 35 % des charges, le chauffage pesant le plus lourd dans les factures. Le confinement et le télétravail ont augmenté ces dépenses pour les familles.
La volonté est de réduire la facture d’énergie des familles du parc social de 15 % par an sur le prix de l’énergie. L’objectif est de libérer 120 euros par an et par foyer pour le pouvoir d’achat des locataires.
Comment ? En jouant sur les volumes d’achat. Dans les deux prochaines années, les trois bailleurs de la Ville vont unir leurs forces et passer un achat groupé d’énergie pour réduire les prix, grâce au volume. Cela va concerner tous les locataires en chauffage collectif (électricité et gaz).

A l’heure actuelle, les bailleurs ont contractualisé avec différents opérateurs. Ces contrats arrivent tous à terme d’ici 2022. Tous les contrats d’énergie pour la consommation en collectif seront remplacés par un achat groupé inter-bailleurs qui permettra de faire baisser les charges locatives mensuelles directement sur la quittance de loyer.

Offrir un accès internet à 2 euros

Des locataires du parc social ne disposent pas d’un accès à haut débit, ni de lignes téléphoniques fixe du fait des tarifs des abonnements. D’autres locataires ont un abonnement auprès d’un opérateur, mais le coût est un effort sur le budget mensuel du foyer avec la crise sociale.
Une offre triple-play (Internet, TV, téléphonie fixe) pour moins de 2 euros par mois sera proposée aux locataires du parc social qui le souhaitent. Cette offre, déjà testée auprès de 20 000 abonnés, locataires de Paris Habitat, sera généralisée aux trois bailleurs.

Source : https://www.paris.fr/pages/paris-s-engage-pour-la-relance-de-l-activite-economique-16661

 

 

 

 

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