7500 nouveaux emplois dans le secteur CHR au 1er trimestre 2015.

Le GNI salue ces chiffres et appelle à continuer les initiatives engagées par le gouvernement et les partenaires sociaux

La reprise annoncée en 2015 semble enfin porter ses fruits dans le secteur CHR. Malgré encore de grandes difficultés constatées (Cf analyse de l’activité CHR du 1er trimestre 2015 par l’observatoire I+C & GNI), les professionnels semblent vouloir reprendre confiance et embaucher.

« C’est une excellente nouvelle pour le secteur qui dépassera bientôt le million de professionnels si la croissance se maintient » déclare Vincent SITZ – Président de la Commission Emploi Formation du SYNHORCAT, membre du GNI.

7500 postes ont été créés au cours du 1er trimestre 2015, selon l’INSEE, avec 2900 postes dans le secteur de l’hôtellerie et 4600 postes dans la restauration. Le secteur CHR n’avait pas connu autant de création d’emplois depuis 2011. Les professionnels expliquent cette croissance par le retour du beau temps et le calendrier favorable de mai (ponts de mai). L’observatoire I+C du GNI du 1er trimestre 2015 avait d’ores et déjà constaté un léger mieux dans le secteur CHR, dû notamment à une consommation des ménages à la hausse et une conjoncture économique favorable (contre-choc pétrolier et ralentissement des prélèvements fiscaux). Au 1er trimestre 2015, le chiffre d’affaires sur l’ensemble du secteur CHR avait encaissé une baisse de 1.5% contre une baisse de 4% au 1er trimestre 2014.

Une croissance à confirmer, qui nécessite l’engagement de tous

Selon Didier Chenet, Président du GNI « Il est important d’accompagner cette croissance afin de la maintenir. Il faut donc confirmer les initiatives engagées par le gouvernement dans la revalorisation du tourisme et désormais prendre en considération le caractère spécifique des emplois et des conditions de travail de notre secteur afin d’adapter la législation et en finir avec les lenteurs et difficultés administratives qui ralentissent les embauches ».

Ainsi, avant de pouvoir pérenniser et confirmer cette timide amélioration dans le secteur, le GNI qui s’est engagé à discuter du pacte de responsabilité présenté par le gouvernement, alerte néanmoins ce dernier sur les difficultés des professionnels à répondre aux objectifs d’emploi, d’embauche demandés par ce pacte. Le gouvernement doit donc s’assurer de maintenir tous les indicateurs de croissance au vert afin de permettre à ce pacte de responsabilité de rester une initiative positive pour l’emploi et le secteur CHR et non pas une nouvelle contrainte pour les professionnels.
Le GNI invite également les partenaires sociaux à se mobiliser dans l’intérêt de l’emploi, et à définir ensemble les conditions pour y parvenir.

Le contrat d’usage dit d’extra

Le GNI continue sur la question du recours au contrat d’usage dit d’extra.
Le recours à ces contrats est une nécessité dans la branche des Hôtels, Cafés, Restaurants (HCR) puisque ces derniers sont utilisés afin de faire face aux fluctuations de leur activité.

Cependant la jurisprudence actuelle de la Cour de cassation considère que la seule qualification conventionnelle de « contrat d’extra » impose de rechercher si pour l’emploi considéré, non seulement il est effectivement d’usage de ne pas recourir au contrat à durée indéterminée mais également si le recours à des contrats successifs était justifié par des raisons objectives qui prouvent la nature temporaire de l’emploi.
Or cette preuve de la « nature temporaire » de l’emploi est en réalité, est très compliquée à fournir.
Cette interprétation rigoriste de la jurisprudence tend à fragiliser l’emploi des extras dans notre secteur et à compromettre la pérennité même de nos entreprises.

Les contrats à temps partiels

Il en est de même pour les discussions autour des modalités du contrat de temps partiel. En effet le GNI qui a débuté une négociation paritaire en novembre 2013 souhaite désormais voir les spécificités des emplois dans ses modalités d’application.
Ainsi le GNI souhaite que la durée minimale hebdomadaire obligatoire pour un contrat de temps partiel soit ramenée à 10h au lieu de 24h. 

La loi qui prévoit une limite de deux heures maximum de coupure pour les salariés à temps partiel n’est pas en adéquation avec la réalité de terrain rencontrée par les professionnels du secteur CHR. Le GNI propose que la durée maximum de la coupure soit de 5 heures et qu’en cas de coupure de plus de 2 heures, les deux séquences de travail seront chacune d’une durée minimale de 3 heures consécutives et que l’amplitude maximale d’une journée de travail ne devra pas dépasser 13h. 

Lors de la commission paritaire prévue le 08 juillet, Le GNI espère donc voir ces propositions étudiées et discutées afin de s’assurer un contexte favorable à une véritable reprise économique du secteur CHR.

GNI
Le GNI est la seule Organisation Professionnelle indépendante au service des hôtels, cafés, restaurants, traiteurs organisateurs de réception et établissements de nuit indépendants et patrimoniaux. Didier Chenet est président du SYNHORCAT et du GNI, Claude Daumas, président de la FAGIHT est président délégué du GNI, Philippe Quintana, président du GNI-Conseil des Territoires est également président délégué du GNI.

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