Le GNI s’insurge : hausse de la taxe de séjour, ça suffit !

La Maire de Paris, Anne Hidalgo a affirmé mardi 9 septembre 2014 qu’elle travaillait avec le Premier ministre au relèvement de la taxe de séjour dans la capitale qui "ne touchera pas la petite hôtellerie mais les hôtels cinq étoiles et palaces ».
En effet son projet fiscal vise à collecter plus que les 42 millions d’euros de taxe de séjour perçus à ce jour afin d’équilibrer le budget de 300 millions d’euros investis en faveur du tourisme.

Le GNI dénonce à nouveau, la méthode déloyale employée qui consiste à passer outre Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères et du Développement à l’international précisément nommé par le gouvernement pour conduire la concertation avec les professionnels. Déjà en juillet, Anne Hidalgo voulait faire voter « à la hussarde » la hausse inconsidérée de la taxe de séjour sans la moindre concertation avec les professionnels. Le gouvernement avait dû intervenir alors pour faire obstacle à ce projet fiscal.

Le sujet devient polémique aussi sur le fond. En effet, Anne Hidalgo cite pour seules recettes touristiques les 42 millions de taxe de séjour collectés auprès des hôteliers parisiens. Or, c’est oublier que Paris capte la très grande part des 40 milliards d’euros de consommation réalisés par les touristes dans la région. C’est oublier de même que les hôteliers s’acquittent auprès de la Ville des taxes locales foncières, taxes de droit de terrasse, taxes sur la publicité extérieure et les enseignes, cotisation foncière des entreprises…

Enfin, il convient de rappeler que les 60 hôtels 5 étoiles et palaces ne représentent que 3.5% du parc hôtelier parisien ! Comment pourront-ils à eux seuls remplir les caisses vides de la Mairie ? Compter seulement sur la contribution des riches touristes étrangers, capables de payer des suites à plusieurs milliers d’euros, est un procédé plus que réducteur.

Le barème de la taxe de séjour sont arrêtés par le Parlement pour l’ensemble du territoire français et non seulement pour Paris. Or, les établissements en régions, quel que soit leur classement, souffrent particulièrement d’une saison maussade, d’un ralentissement de leur activité et de graves difficultés financières. Une augmentation de la taxe de séjour les pénaliserait lourdement.
Ils sont dans l’impossibilité de reporter ce coût sur leur clientèle qui ne le supporterait pas. N’oublions pas que la France a chuté de la 3e à la 7e place mondiale en termes d’attractivité touristique depuis 2011.
Une hausse des barèmes jusqu’à 8€ est inacceptable et compromettrait un peu plus la survie des hôtels sur l’ensemble du territoire.

« La taxe de séjour c’est la partie émergée de l’iceberg fiscal : mises aux normes règlementaires, commissions exorbitantes payées aux agences de réservations en ligne (OTAs), concurrence déloyale des meublés touristiques. Une augmentation pour les 5 étoiles et les palaces mettrait en péril définitivement la montée en gamme de nos hôtels. Il faut savoir qu’en l’espace de seulement dix ans, les hôteliers espagnols ont doublé le nombre de leurs chambres 4 et 5 étoiles. Ce qui n’empêche pas que leurs chambres soient en moyenne 14% moins chères que les nôtres » concluent les co-présidents du GNI, Didier Chenet, Claude Daumas, Gérard Guy.

Le GNI (Groupement National des Indépendants) est la seule organisation professionnelle indépendante au service des hôtels, cafés, restaurants, traiteurs organisateurs de réception et établissements de nuit indépendants et patrimoniaux. Le GNI représente la CPIH présidée par Gérard GUY, la FAGIHT présidée par Claude DAUMAS et le SYNHORCAT présidé par Didier CHENET.
Le GNI représente 26 000 établissements et 230 000 salariés.

Contact presse
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