Les dirigeants du GNI inquiets pour la saison estivale

Le GNI (Groupement national des indépendants) se déclare inquiet pour la prochaine saison touristique, estimant qu’après un 1er trimestre catastrophique, les perspectives d’activité s’assombrissent de nouveau pour les hôtels, cafés et restaurants. « En effet, les mauvais chiffres s’accumulent pour le tourisme français, provoquant l’inquiétude des professionnels », souligne le GNI. Selon les chiffres de l’observatoire Synhorcat I+C, l’activité des hôtels, cafés et restaurants a continué de baisser au 1er trimestre 2014 : - 4% par rapport à la même période de l’année précédente sur l’ensemble des métiers, -3.5% en moyenne sur les 12 derniers mois. Ces chiffres sont confirmés par le cabinet Deloitte, pour qui le chiffre d’affaires hébergement affiche un recul généralisé de 1% à 5% selon les catégories. En cause, la fréquentation des établissements qui continue de reculer : près d’un professionnel sur deux fait état d’une baisse de cet indicateur, alors que moins d’un quart d’entre eux déclare une hausse. « Ces indicateurs sont inquiétants car le pourcentage de professionnels ayant une perception vers la baisse du ticket moyen se renforce (43 %) », déclare Didier Chenet, co-président du GNI et président du Synhorcat. « Il est vrai que la hausse de 3 points de la TVA n’a pas pu être répercutée par les professionnels », précise Gérard Guy également, co-président du GNI et président de la CPIH. « Au final, la situation financière des entreprises du secteur apparait très critique », confirme Claude Daumas, co-président du GNI et président de la Fagiht. « Plus de 40 % des responsables constatent une dégradation de leur trésorerie au 1er trimestre 2014. Ces perspectives sont d’autant plus inquiétantes, qu’elles font suite à une saison d’hiver en baisse en raison d’un calendrier scolaire défavorable où la superposition des périodes des vacances au niveau européen s’ajoute à la perte en France des vacances de printemps, trop tardives. »

Au vu d’un calendrier favorable (nombreux ponts au printemps), les professionnels du secteur pariaient pourtant sur une reprise de leur activité au 2e trimestre 2014. « Malheureusement, la météo est exécrable ! Du coup, le mauvais temps n’incite pas nos concitoyens à sortir de chez eux et à goûter au plaisir de nos établissements », ont réagi les trois co-présidents. Quant à ceux qui ont décidé de s’accorder une pause, on constate une nette contraction des dépenses, dont pâtissent en priorité les restaurants. Et selon le baromètre Ipsos-Europ Assistance qui mesure les intentions de départ en vacances pour la période juin-septembre, seuls 58% des Français envisagent de partir cet été ; c’est 4 points de moins qu’en 2013 et 8 points de moins qu’en 2012. 
« Manifestement, la crise n’est pas derrière les professionnels du tourisme et encore moins derrière nos hôtels, cafés et restaurants en particulier. Malgré nos efforts pour tenir les prix en dépit de charges de plus en plus pressantes, nous constatons avec regret que nos concitoyens ont de moins en moins les moyens de partir en vacances. Pour nous, c’est un cercle vicieux qui s’installe : moins de clients, c’est moins de recettes et donc moins d’emplois et moins de recettes fiscales pour l’Etat. Il faut briser ce cercle. Nous appelons donc à un « new deal » du tourisme afin de donner à nos professionnels les conditions de travailler et de développer leur activité aux moyens de règles stables, efficaces et équitables et dans un cadre concurrentiel équitable face au para-commercialisme », ont conclu les dirigeants du GNI, qui se disent décidés et déterminés à agir.

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