Lutte contre les meublés touristiques illégaux à Paris : Le GNI soutenu dans ses revendications

La Mairie de Paris a mené une opération ”coup de poing” contre les meublés touristiques non déclarés dans les 1ers et 6ème arrondissements de Paris, hier, mardi 12 janvier 2016. Il s’agit là de la deuxième opération réalisée à Paris après celle effectuée dans le Marais le 20 mai 2015.

Le GNI félicite la Mairie de Paris de sa volonté de s’assurer que les loueurs passant par les plateformes type Airbnb respectent toutes leurs obligations. En effet, de plus en plus de biens sont mis en location temporaire via ces plateformes et, par voie de conséquence, de nombreux logements sont exclus du marché locatif traditionnel. Les zones touristiques sont de plus en plus touchées par ce phénomène et il y est de plus en plus difficile de se
loger en raison de la raréfaction des locations longue durée et/ ou de la flambée des loyers.

Aussi, afin d’éviter la prolifération de ces logements touristiques illégaux et cette pratique déloyale à l’égard des hoteliers, le GNI souhaite que tous les meublés touristiques soient soumis à une déclaration systématique de même que les revenus générés par cette activité.
Pour les loueurs exerçant de façon professionnelle, ceux-ci doivent également respecter l’obligation de compensation mise en place dans certaines villes comme à Paris. En effet, dans la capitale, pour pouvoir louer leur résidence secondaire ou leur résidence principale plus de 120 jours par an, les loueurs doivent préalablement transformer une surface commerciale équivalente voire double en habitation et le mettre en location sur le marché
dit « classique », afin de maintenir un parc de logements satisfaisant.

Le GNI encourage aussi les autorités locales à aller plus loin dans leur démarche de contrôles des meublés touristiques. Il suffirait pour cela que les loueurs se déclarent auprès des autorités locales pour obtenir un numéro d’enregistrement. Ce numéro devrait
ensuite être porté sur toutes les offres de location quelque soit leur support de diffusion, y compris les plateformes numériques, afin que les clients sachent si les logements sont en règle ou non...cela leur éviterait de se faire réveiller à l’aube par les services municipaux de contrôle ! Cette pratique est déjà effective à Barcelone, Madrid, Berlin ou Bruxelles mais également à San Francisco, fief d’Airbnb.

Didier Chenet, Président du GNI, réaffirme que les plateformes ont toute leur place au sein de notre économie mais qu’elles ont aussi l’obligation de communiquer l’ensemble des informations légales, règlementaires et fiscales à leurs utilisateurs et aux autorités.
Tant que nous obtiendrons pas l’assurance d’une concurrence saine et équitable entre tous les acteurs de l’hébergement touristique marchand, nous continuerons à denoncer les
pratiques delictueuses de cette soit disant économie collaborative
."


Le GNI est la seule Organisation Professionnelle indépendante au service des hôtels, cafés, restaurants, traiteurs organisateurs de réception et établissements de nuit indépendants et patrimoniaux. Didier Chenet est président du SYNHORCAT et du GNI, Claude Daumas, président de la FAGIHT est président délégué du GNI, Philippe Quintana, président du CT-CHRD est également président délégué du GNI.

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GNI - Groupement National des Indépendants
Adeline CORUS
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