Point de situation au 27 juin : les interventions & demandes du GNI

Chers collègues, chers amis,

Je viens vous faire ce jour le compte rendu de nos actions alors que la situation de nos établissements ne s’améliore pas en dépit de la réouverture de certains d’entre vous. Car vous êtes encore très nombreux à demeurer fermés.

Ceux qui ont pu rouvrir souffrent. La reprise n’est pas au rendez-vous.

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SUR LA RÉOUVERTURE :

J’ai écrit le 18 juin 2020 au Président de la République afin de l’alerter sur la situation de nos professionnels :

 - Les restaurateurs et les cafetiers constatent une réduction de moitié de leur capacité d’accueil du fait des règles sanitaires et un effondrement de leur activité.
Ils sont 3 sur 4 à réaliser moins de 50% de leur chiffre d’affaires en comparaison de l’année dernière.
- 82 % des traiteurs organisateurs de réceptions réalisent moins de 10% de leur chiffre d’affaires comparé à l’année dernière. 
- Si les hôteliers commencent enfin à enregistrer quelques réservations pour juillet et aout, des destinations demeurent sinistrées à l’image de Paris ou de Lourdes.

J’ai demandé au Président de la République :
- un allègement du protocole sanitaire c’est à dire :

  • que disparaisse dans nos établissements et sur nos terrasses la règle de la distanciation sociale d’un mètre entre les tables,
  • et que nos clients soient de nouveau autorisés à y consommer debout.

- un allègement du coût du travail par une réduction des charges sociales,

- une mesure permettant de soulager les professionnels de 2 mois de loyers sur les 3 mois de fermeture.

Un protocole général de déconfinement 2 a depuis été publié. Il apporte quelques allègements au protocole HCR mais ne répond pas à nos demandes.

Une mise à jour du protocole sanitaire HCR est en cours de finalisation. Il viendra dès le début de la semaine prochaine vous apporter les éclaircissements utiles.

Les autres points sont en cours de travaux, j’y reviendrai dans quelques lignes.

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J’ai de nouveau écrit le 23 juin 2020 au Président de la République avec Patrick Malvaes, Président du SNDLL, syndicat associé du GNI et seule Organisation reconnue représentative des Discothèques , et nous sommes intervenus auprès du Secrétaire d’État au tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne afin de leur demander de rouvrir au plus vites les discothèques qui sont menacées de disparition.

Nous leur avons demandé :
- d’autoriser immédiatement la réouverture des discothèques sous une activité́ de débit de boissons, sans activité́ de danse, sur le modèle déjà̀ mis en œuvre pour des établissements parisiens et dès la fin de l’État d’urgence sanitaire le 11 juillet prochain, autoriser les discothèques à rouvrir sous leur activité́ normale.
Cette première période d’exploitation en débits de boissons s’opèrerait selon les horaires autorisés et dans le respect du protocole sanitaire des cafés, restaurants.
- dans l’attente de cette réouverture normale, d’autoriser la danse sur les pistes extérieures en raison du très faible risque de contamination dans les espaces en plein air.
- de mettre en œuvre au plus vite des aides exceptionnelles pour les discothèques consistant notamment en l’application d’un taux réduit de TVA aux droits d’entrée en discothèques.

Des rassemblements de professionnels au nom de nos 2 organisations ont eu lieu en France.

Notre démarche commence à porter ses fruits.

Jérôme Guilbert, Président des cafés, bars au GNI , lui-même exploitant de plusieurs discothèques et Franck Trouet , avec Patrick Malvaes, Président du SNDLL , seront reçus ce mardi 30 juin par Laurent PIETRASZEWSKI, Secrétaire d’état chargé des retraites et de la protection de la santé des salariés contre l’épidémie du covid-19 afin d’échanger sur la situation relative au secteur des discothèques : date et modalités de réouverture, plan d’aides spécifiques.

Le travail continue avec le SNDLL , qui a conçu un protocole sanitaire propre aux discothèques.

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LE PROJET DE LOI DE FINANCES RECTIFICATIVE 3

Alors que débutent les travaux sur la prochaine loi de finances rectificative 3, j’ai multiplié avec vos élus les contacts afin d’insister sur ces 2 sujets majeurs :

La question des loyers :

Avec quelques députés comme Pascale Fontenel-Personne, Barbara Bessot-Ballot, Christophe blanchet nous avons travaillé à un amendement « loyers ».

Il prévoit :
- d’inciter les bailleurs à abandonner 2 mois de loyers dont un serait compensé par un crédit d’impôts de telle sorte que sur les 3 mois de fermeture, un mois reste à la charge du locataire, un mois est pris en charge par le bailleur et un mois par l’État selon le modèle déjà déposé par des parlementaires.

- d’amener les bailleurs à bénéficier de ce dispositif en interdisant le recours aux clauses résolutoires pendant un délais d’un an suivant la fin de l’état d’urgence sanitaire à défaut de telles remises de loyers.

J’ai transmis au cabinet du Premier Ministre ce projet d’amendement lui demandant son soutien.

J’ai également écrit à de très nombreux députés afin qu’ils soutiennent cet amendement. Certains m’ont déjà répondu être à nos côtés et cosigner cet amendement dont nous espérons qu’il sera repris par le gouvernement.

J’ai écrit le 25 juin 2020 au Ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire et au Ministre de l’Action et des Comptes Publics, Gérald Darmanin, afin de leur demander de prendre à leur compte cet amendement et de l’inscrire dans la loi de finances rectificatives 3.

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La question du coût du travail :

Dans mon courrier au Ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire et au Ministre de l’Action et des Comptes Publics, Gérald Darmanin, je leur ai aussi demandé de prendre un autre amendement au PLFR3 afin d’organiser l’exonération des charges patronales de sécurité sociale pour le mois de juin et les mois à venir jusqu’à la fin de l’année 2020.

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La question de la valorisation des fonds propres

Nous avons travaillé avec la députée Frédérique Lardet à un autre amendement au PLFR3 qui vise à inciter les entreprises à réévaluer leurs actifs afin de renforcer leurs valeurs et bonifier leur notation Banque de France et à refinancer leurs actifs par des opérations de leaseback.

Ce amendement devrait être déposé en séance.

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LA REFORME DE L’ASSURANCE CHOMAGE

J’ai écrit le 25 juin à la Ministre du travail, après qu’elle ait été missionnée la veille par le Président de la République pour déterminer les évolutions nécessaires de la réforme d’assurance chômage afin de tenir compte du contexte de crise que rencontrent nos entreprises.

Je lui ai exprimé les demandes des hôteliers, cafetiers, restaurateurs, traiteurs organisateurs de réceptions et discothécaires membres du GNI :

- l’abandon du dispositif de bonus-malus et de variation de la contribution à l’assurance chômage ;
- l’abandon de la taxe forfaitaire de 10€ sur les CDDU ;
 - l’abandon de la réforme de l’indemnisation des CDDU et des saisonniers.

D’ores et déjà, un amendement au PLR3 a été adopté en commission grâce à la députée Aina Kuric. Le rapporteur de la loi l’a repris à son compte. Il vise à supprimer la taxe forfaitaire de 10 euros sur les CDDU à compter du 1er juillet prochain..

J’ai immédiatement remercié chaleureusement Aina Kuric au nom de notre organisation et de nos professionnels pour son action, mobilisant par ailleurs les autres députés pour qu’ils votent définitivement cet amendement.

J’ai également écrit aux Présidents du Medef, de la CPME et de l’U2P afin de leur demander leur appui dans nos démarches et faire définitivement droit à nos légitimes demandes.

Comme vous pouvez le constater, le GNI a multiplié ces derniers jours encore les démarches afin de permettre à chacun d’entre vous de rouvrir dans des conditions satisfaisantes.

Le travail n’est pas fini. Nous continuons jour après jour avec vos élus et les collaborateurs du GNI à œuvrer dans l’intérêts de nos professionnels.

Avec vous plus que jamais,

Demain l’avenir nous sourira.

Didier chenet
Président

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