Discothèques | Point de situation

Chers collègues, chers amis,

Les discothèques vont bientôt rouvrir !

Après en avoir appelé au Président de la République le 23 juin dernier, pour lui demander « d’autoriser immédiatement la réouverture des discothèques sous une activité de débit de boissons, sans activité de danse, sur le modèle déjà mis en œuvre pour des établissements parisiens » ;

Après 3 jours d’intenses négociations avec le gouvernement et ses ministères de la Santé, de l’Économie, des Affaires Étrangères pour le Tourisme, de la Culture au cours desquels nous avons développé nos arguments et organisé les conditions sanitaires de la réouverture des discothèques ;

Après de multiples manifestations et rassemblements de soutien à nos professionnels discothécaires dont vous devez être tous fiers ;

C’est finalement du Conseil d’État que la solution devrait venir.

Oui la plainte que le SNDLL, syndicat associé du GNI, déposée avec 5 discothécaires pour obtenir l’annulation du décret interdisant l’ouverture des discothèques a été examinée hier par le Conseil d’État.

Plus tôt que de rendre sa décision immédiatement, le Conseil d’État a donné 48 heures au gouvernement pour organiser l’ouverture des discothèques sans piste de danse mais aussi sans changement de catégorie nécessitant le passage d’une commission de sécurité.

Désormais, il appartient au gouvernement de tirer les conséquences de cette demande des magistrats du Conseil d’État et d’autoriser l’ouverture des discothèques dans un format qui ne sera pas immédiatement celui des discothèques que tout le monde connaît.

Il n’y aura pas de piste de danse.

Les clients seront accueillis par groupes constitués de 10 personnes au maximum, autour d’une table, sur le format que l’on connaît au restaurant aujourd’hui.

Certes, cette réouverture « dégradée » ne sera pas celle que nous espérions. Mais il est urgent qu’elle soit autorisée. Le gouvernement doit en être convaincu.

Il y a urgence à répondre à votre demande, vous qui voulez et devez travailler car il vous faut commencer à gagner l’argent nécessaire pour vivre, vous et votre famille, et faire face au mur de dettes auquel vous êtes confrontés.

Et ceux d’entre vous qui ne pourront pas rouvrir sous ce format dégradé, vous devrez continuer à bénéficier des aides.

Il y a urgence aussi à répondre à la demande de nos clients qui veulent se retrouver, s’amuser dans une ambiance festive et musicale qui même si elle sera encadrée, autorisera la convivialité. Ils pourront faire la fête autour de la table comme ils aiment à le faire.

En cela, le gouvernement doit comprendre que la réouverture de nos établissements évitera que continuent à se multiplier les fêtes sauvages dans lesquelles les pratiques à risque sont fréquentes.

Un décret devrait être publié très prochainement pour une ouverture espérée vers le 11 juillet prochain, voire plus tôt.

Car, force est de constater que ce calendrier est aussi dépendant du remaniement ministériel qui s’opère en ce moment.

Oui, chers collègues, chers amis, nous voulons croire en une réouverture rapide de nos discothèques, puis de nos pistes de danse et nous y travaillons.

Comme nous travaillons aussi au plan de soutien que l’État devra mettre en œuvre afin de permettre à nos discothèques de revivre après 4 mois de fermeture totale imposés.

A ce titre, nous vous invitons à répondre à une enquête dont l’objet est de permettre de faire un état des lieux précis de votre situation et de disposer des arguments nécessaires pour obtenir du gouvernement les mesures qui s’imposent.

Nous vous tiendrons très vite informés.

Avec vous plus que jamais,

Demain l’avenir nous sourira.

Didier Chenet
Président du GNI

Jérôme Guilbert
Président des discothèques du GNI

Patrick Malvaes 
Président du SNDLL

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