La vive inquiétude des hôteliers cafetiers restaurateurs après l’annonce du plan de déconfinement du Premier Ministre.

Le Premier Ministre a confirmé aujourd’hui que la date d’ouverture des cafés restaurants sera connu fin mai.
Il a également indiqué que la réussite de la première phase du déconfinement du 11 mai au 2 juin, qui sera organisée par département, conditionnera l’ouverture de ces établissements. Enfin il a ajouté qu’une prochaine loi prolongera l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 25 juillet.
Les plages resteront fermées jusqu’à 1er juin.

Pour Didier Chenet, Président du GNI : « les nouvelles ne sont pas bonnes ». 

« Elles ne sont pas bonnes pour les cafés et les restaurants car rien ne garantit une ouverture rapide et généralisée de ces établissements au niveau national. Leur ouverture sera vraisemblablement conditionnée à la réussite du déconfinement dans chaque département.

Elles ne sont pas bonnes, non plus, pour les hôteliers puisque la mobilité des Français restera très limitée. A compter du 11 mai les déplacements resteront limités à 100km et cela pour au moins 3 semaines.

Le Pont de l’Ascension ne sera pas le 1er grand weekend de tourisme de nos compatriotes et difficile dans de telles conditions, avec un horizon aussi opaque, d’organiser ses prochaines vacances et de réserver son séjour pour les prochaines vacances.

Enfin les nouvelles ne sont pas bonnes pour les traiteurs organisateurs de réceptions puisque toutes les cérémonies religieuses sont interdites jusqu’au 2 juin et que les rassemblements sont limités à ce jour à 10 personnes et resteront interdits pour ceux de plus de 5 000 personnes jusqu’au mois de septembre au moins.
Les mariages qui représentent une grande partie de l’activité printanière des traiteurs ne pourront pas se tenir avant l’été prochain. Les grandes manifestations et festivals sont annulés. C’est un vrai coup dur pour les familles et ces professionnels dont une grande partie de l’activité est d’ores et déjà perdue.

Mais, je veux rester volontaire et pragmatique. Ceux de nos professionnels situés dans les départements où l’épidémie est demeurée contenue pourront rapidement reprendre leur activité au mois de juin et ainsi travailler pendant une bonne partie de la saison estivale dans le respect d’un protocole sanitaire que nous élaborons.
D’autres professionnels n’auront vraisemblablement pas cette chance et notamment nos collègues parisiens, marseillais ou lyonnais qui risquent d’attendre bien plus longtemps.
Je comprends que la santé de nos concitoyens est prioritaire pour notre gouvernement. Je veux aussi qu’il comprenne la détresse de nos professionnels privés de leur droit de travailler. Il faudra les aider à la hauteur des pertes qu’ils enregistrent. »

 

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