3° Memorandum du GNI Septembre 2020

Près de 6 mois après l’annonce du confinement de la population française et de la fermeture des cafés et des restaurants en raison de l’épidémie de coronavirus, le secteur des hôtels, cafés restaurants continue de connaître la pire crise de son histoire.

Les conséquences sur l’activité sont catastrophiques.

Après une courte saison d’été qui aura profité à certains, le secteur des HCR tourne plus qu’au ralenti : les restaurateurs travaillent à 50% de leur activité, les hôtels connaissent un taux d’occupation de l’ordre de 20%, les Traiteurs organisateurs réalisent péniblement 10% de leur activité et les discothèques demeurent fermées.

17% des entreprises du secteurs se disent ainsi menacées de disparation selon une enquête menée par le GNI auprès de ses membres.

L’emploi est fortement impacté.

Déjà 133 100 emplois ont été détruits au 1ersemestre 2020 selon les chiffres de l’INSEE.

Selon notre observatoire GNI I+C du 2ème trimestre, 48% des entreprises envisageraient des destructions d’emploi à raison de 2,4 emplois par établissement. 200 000 emplois supplémentaires sont menacés dans le secteur, sans compter les embauches, de saisonniers notamment, qui n’ont pas eu lieu.

Selon une autre enquête GNI - Ahtop, consacrée exclusivement à l’hôtellerie et à laquelle près de 1 000 hôtels ont participé en ce début septembre, 30 000 emplois seraient menacés dans l’hôtellerie.
Ils viennent s’ajouter aux 15 700 emplois détruits dans la seule hôtellerie au 1er trimestre et au 31 200 emplois à nouveau détruits au 2ème trimestre.

La crise est inédite. Elle exige des réponses économiques du gouvernement en plus de celles déjà mises en oeuvre.

Il est crucial de ne pas abandonner les professionnels aujourd’hui. 3 grandes Mesures doivent être prises en urgence.

- il faut définitivement régler le problème des loyers restés à la charge des professionnels pendant les 3 mois de fermeture imposés pendant le confinement et au-delà,
- il faut permettre à nos entreprises de survivre pendant cette crise en maintenant en l’état le dispositif de l’activité réduite et en réduisant le cout du travail.
- il faut préparer la reprise en restructurant financièrement nos entreprises par des prêts participatifs et une revalorisation des actifs des entreprises.

Didier Chenet
Président

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