Point de situation au 8 juin : réouverture, loyers, apprentissage...

Chers collègues, chers amis,

Alors que commence ce jour la 2ème semaine de juin et que la réouverture est venue pour nombre d’établissements, vous avez été très nombreux à me solliciter.

Cette réouverture n’est en effet pas « facile  » comme vous l’indiquez. Il faut respecter et faire respecter le protocole sanitaire ce qui n’est pas aisé avec certains clients.

Il faut aussi accepter de perdre une partie significative de ses capacités d’accueil, en salle comme au bar où la consommation debout est interdite.

Si cela est le « prix à payer » pour rouvrir, nous savons bien qu’il n’est pas compatible avec le modèle économique de nos établissements. Vous m’avez demandé d’intervenir.

Un courrier au Président de la République pour accélérer nos réouvertures :

C’est dans ces conditions, que je me suis adressé ce jour au Président de la République afin de lui demander d’intervenir pour que soit autorisée la réouverture totale et rapide de l’ensemble des établissements du secteur des hôtels, cafés, restaurants dans le respect du protocole sanitaire lequel serait assoupli afin de permettre la consommation debout.

Une nouvelle proposition sur les loyers

Afin de continuer à vous permettre de faire face, j’ai également proposé au gouvernement et à des députés de porter 2 mesures visant à permettre enfin à nos professionnels de bénéficier d’une mesure d’annulation de leurs loyers.

L’objet de cette proposition d’amendement à la prochaine Loi de finance est :

  • d’inciter les bailleurs à abandonner 2 mois de loyers dont un serait compensé par un crédit d’impôts de telle sorte que sur les 3 mois de fermeture, un mois reste à la charge du locataire, un mois soit pris en charge par le bailleur et un mois par l’État,
  • de contraindre les bailleurs d’opter pour ce dispositif fiscal par l’inopposabilité prolongée d’un an des clauses résolutoires des contrats de baux à défaut de telles remises de loyers.

Des mesures pour pérenniser l’apprentissage :

Nous avons également demandé et obtenu que nos apprentis ne soient pas sacrifiés à l’occasion de cette crise.

Le gouvernement a en effet annoncé, répondant dans les grandes lignes à nos demandes (en cliquant ici retrouvez nos propositions) :

  • une prime exceptionnelle pour l’embauche d’apprentis du 1er juillet 2020 au 28 février 2021 de 5 000€/an pour les apprentis mineurs (- de 18 ans) et de 8 000€/an pour les majeurs.

Cette aide sera sans condition pour les entreprises de moins de 250 salariés. Pour les entreprises de plus de 250 salariés, cette aide sera conditionnée au respect du quota légal de 5 % d’alternants dans l’effectif. Si ce quota n’est pas atteint en 2021, les entreprises devront rembourser l’aide. 

Cette aide concernera tous les apprentis qui prépare un diplôme ou un titre en passant du CAP à la licence professionnelle.

Les formations de niveaux bac+4 et bac+5 sont ainsi exclues de la mesure, ainsi que toutes les formations préparées en contrat de professionnalisation.

Le coût des apprentis sera ainsi quasiment nul.

  • La prolongation de 3 à 6 mois de la période qu’un jeune peut passer en CFA avant de conclure un contrat d’apprentissage
  •  Une aide à l’achat du premier équipement informatique plafonnée à 500 euros qui sera versée par Akto.

Des mesures pour mieux valoriser vos entreprises :

Enfin parce que l’avenir nécessitera pour certaines entreprises de renforcer leurs valeur et de bonifier leur notation Banque de France, j’ai adressé au Ministre de l’Économie une note de propositions.

Celles-ci consistent :

  • à inciter les entreprises à réévaluer leurs actifs en leur permettant d’inscrire la plus-value de réévaluation, à une réserve de réévaluation au passif du bilan. Cette plus-value serait exonérée de tout impôt et la réserve ainsi constituée ne serait pas distribuable.
  • à refinancer les actifs des entreprises par des opérations de leaseback.

Avec vous plus que jamais,

Demain l’avenir nous sourira.

Didier CHENET
Président

 

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