Communication de Didier Chenet - 24/09/2020

Chers collègues, chers amis,

Notre secteur s’apprête à entrer dans une nouvelle étape de cette crise sanitaire inédite et je ferai tout pour l’éviter.

Hier, Olivier Véran, Ministre de la santé, a annoncé la fermeture des bars au plus tard à 22h dans les zones d’alerte de circulation du virus comme Paris, Rennes, Nice, Bordeaux ou encore Lille dès lundi ainsi que la fermeture pure et simple des bars et des restaurants à partir de samedi dans la Métropole Aix-Marseille.

Immédiatement, le GNI, et ses professionnels sont intervenus pour dénoncer une mesure inique et en demander le retrait.

J’ai personnellement exprimé la colère des professionnels sur les différentes ondes mais aussi auprès de mes interlocuteurs de l’exécutif.

Ce matin, je me suis entretenu à 8h avec Philippe Englebert, Nouveau Conseiller Tourisme à l’Élysée.

A 11h30 j’ai participé à une conférence téléphonique avec Bruno Le Maire, Ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, Élisabeth Bornes, Ministre du Travail, Alain Griset, Ministre délégué aux PME et Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d’État au Tourisme.

A chaque fois, j’ai dénoncé des mesures injustifiées, discriminatoires et contre-productives et exigé leur retrait.

Cette fermeture est assurément une mesure injustifiée puisque tous les professionnels de la santé ne cessent de dire que c’est en milieu familial que ce transmet le plus le virus.

C’est aussi une mesure discriminatoire car dans la même phrase le ministre de la santé annonce la fermeture des cafés restaurants tout en autorisant l’ouverture des Établissements Recevant du Public qui respectent un protocole sanitaire. Nos cafés et restaurants seraient-ils pour le gouvernement des ERP de seconde zone ? Nos établissements respectent le protocole sanitaire eux aussi, en tout cas pour la plus grande majorité !

J’ai ajouté que cette mesure est contre-productive car en fermant nos établissements, le Ministre de la santé n’empêchera pas les rassemblements. Pire, il va pousser nos clients à se rassembler dans les parcs, sur les plages ou bords de fleuve ou tout autre espace public sans encadrement, sans geste barrière. »

J’ai exprimé l’exaspération de nos professionnels qui 6 mois après le confinement de la population constatent que la gestion de la crise sanitaire tourne au fiasco et que leurs établissements sont présentés en boucs émissaires.

Oui solennellement j’ai demandé le retrait de cette mesure de fermeture. A défaut, le gouvernement devra assumer les conséquences de ses actes jusqu’au bout.

Ces fermetures ne devront pas coûter un centime à nos professionnels, qui sont au bord du dépôt de bilan.

Bruno Le Maire, a répondu que de nouvelles mesures de soutien seront annoncées dans la journée au plus tard demain.

Il a précisé que 4 pistes seraient examinées : des exonérations de charges sociales et fiscales, une solution sur les loyers, un recours encore amélioré pour le secteur aux Fonds de Solidarité, un maintien en l’état du dispositif de l’activité réduite jusqu’à la fin de l’année.

Nous attendons ces annonces et je vous le dis : Si elles ne sont pas à la hauteur des attentes exprimées, nous cesserons tous travaux avec le Gouvernement jusqu’à nouvel ordre et s’il le faut nous défendrons l’intérêt du secteur devant les tribunaux.

Enfin, je me suis entretenu avec de nombreux élus de nos villes, notamment Anne Hidalgo, Maire de Paris, à propos de ces mesures.

Tous regrettent comme nous l’absence de concertation et le peu d’espoir donné aux professionnels.

Ils partagent aussi notre interrogation à tous. Que veut dire le ministre lorsqu’il parle de fermer les bars, à quels établissements, à quelles activités fait-il référence. A ce jour personne ne le sait. C’est déplorable.

Dès que je pourrais vous donner plus de précisions sur ces mesures de fermeture, leurs modalités et sur les aides qui seront apportées, je m’adresserai de nouveau à vous.

Très cordialement.

Didier CHENET
Président

Chemin