Le GNI en appelle au Premier Ministre pour que soit respectée la parole donnée aux hôteliers, cafetiers et restaurateurs

Le 3ème projet de loi de finances rectificatives présenté par le gouvernement prévoit que les employeurs de moins de 250 salariés des secteurs de l’hôtellerie, de la restauration, du tourisme, de l’événementiel, du sport, de la culture, seront exonérés de l’ensemble des cotisations et contributions patronales acquittées aux Urssaf au titre des mois de février à mai inclus.

Le GNI déplore que ce texte ne prévoie ni exonération de charges sociales au titre du mois de juin 2020 ni mesure de réduction drastique du cout du travail dans les hôtels, cafés, restaurants qui font face à l’occasion de leur réouverture à une activité extrêmement dégradée.

Le GNI rappelle que le « plan tourisme » présenté le 14 mai dernier par le Premier Ministre prévoit une exonération de cotisations sociales y compris au titre du mois de juin 2020 en cas de faible activité.

Il rappelle également que le Président de la République avait le 14 avril 2020 assuré les professionnels vouloir réduire le cout du travail dans les entreprises du secteur des hôtels, cafés, restaurants évoquant la prise en charge de certains salaires par l’État.

Pour Didier Chenet, Président du GNI, « la conséquence immédiate à la lecture de ce projet de loi de finances est que nos professionnels se préparent massivement à fermer de nouveau leurs établissements. »

Dans un courrier adressé ce jour, le GNI en appelle au Premier Ministre « pour que la parole donnée soit respectée ».

« Les hôtels, cafés et restaurants ayant pu rouvrir à compter du 2 juin connaissent une activité très fortement dégradée du fait de l’application du protocole sanitaire qu’ils respectent et continuerons d’appliquer pour assurer la sécurité des clients et de leur personne. Plus encore ceux dont la réouverture est limitée aux seules terrasses dans les zones oranges.

 Il serait inacceptable que nos professionnels ne bénéficient pas :
- de l’exonération de charges sociales promises par le gouvernement au titre du mois de juin 2020 en cas de faible activité,
- et de l’assurance promise par le Président de la République d’ajuster leur point mort par toutes mesures dont le prolongement du crédit de cotisations de 20% sur les salaires pourrait être un premier moyen, mais très nettement insuffisant. »

Selon le GNI, 17% des 2 000 entreprises du secteur ayant répondu à un récent sondage déclarent qu’elles garderont définitivement leurs portes fermées. Le Président du GNI dit avoir « la conviction aujourd’hui que si le PLFR est adopté en l’état, ce nombre ira grandissant, sans compter le lot de faillites et de licenciements qui s’en suivront. ».

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